dimanche 6 avril 2008

Dans ce monde


La porte s'est refermée, et je ne vais plus, là bas, dans ce monde que j'avais crée... ils me manquent ces personnages que j'ai crû si vrais parfois ... alors j'erre dans ma réalité et ce vide angoissant. J'attends qu'une autre porte s'ouvre pour m'engouffrer dans un nouveau monde, et ressentir d'autres vies.... J'aimerais pouvoir vous offrir des mots chaque jour, mais je n'y arrive plus là, et le quotidien est trop présent pour que je puisse m'enfuir en moi.... Vos visites me manquent... une idée germe d'un autre roman, mais il faut lui laisser le temps de grandir en mon émotion....

Rupture...



Humeur actuelle : dépité


Lorsque j’arrive, tu sers mes lettres entre tes doigts. Tu as le regard hagard et embrumé par l’ivresse que te procure l’alcool. Je n’aime pas te voir dans cet état. J’ai la désagréable impression que tu ne peux pas me parler sans t’être enivré. Je ne sais pas ce que je fais là. Je ne sais pas, je ne sais plus, si je t’aime..
Tu veux que je reste, je veux m’en aller…
Tu me dis que tu m’aimes, que tu es amoureux comme jamais tu ne l’as été, je n’en suis pas vraiment persuadé. Nous ne faisons plus l’amour, nous «baisons» ! Je ne suis pas qu’un sexe pour satisfaire ta voracité. Tu sembles oublier que je ne suis qu’un homme…
Tu me trouves fantasque et compliqué, dans ta bouche ces mots ont le goût amer des reproches...
Il fait chaud pourtant je suis glacé. Tu ne t’exprimes que pour vomir ton fiel. Imparfait je suis, imparfait je resterai ! Parfois tu me fais peur. Si le feu qui brûle en toi pouvait vaincre la tourmente, je suis persuadé que tout s’arrangerait. C’est le moment d’ouvrir nos cœurs mais malgré tes belles paroles tu fuis mon regard. Regardes au fond de toi, ton cœur est vide ! Quoi qu’il arrive désormais, il est trop tard pour changer à présent. Mon indépendance t’agace, mes silences t’exaspère. Non, je ne suis pas démonstratif mais cela tu le savais lorsque nous nous sommes rencontrés. Je te l’ai dit.
La passion est envoûtante mais c’est une harpie malveillante et dévorante qui se nourrit de l’usure du temps.
Oui j’ai commis une erreur ! Ne t’ai-je pas demandé pardon ? Tu t’en moques évidemment. J’ai égratigné ton orgueil démesuré donc tu me le fais payer.
Je ne suis plus amoureux…
C’est une évidence, je ne t’aime plus ! Comment te le dire sans déclencher les foudres de ta colère ? Je ne te connais que trop. Je n’ai pas envie de tes cris ni de tes pleurs. Tu pleures toujours lorsque tu abuses de la boisson.
J’attendrai. Je pars au petit matin, comme un voleur. J’ai mal dormi. Je m’efforce à ne pas faire de bruit mais ta main me retient. Tu pars ? On se revoit quand ? Tu m’aimes ?
Oui je pars… J’élude les autres questions… Je suis lâche… Je ne reviendrai pas…